Éliminons les violences à l’égard des femmes

iconeExtrait de l’hebdo n°3800

Par Béatrice Lestic— Publié le 23/11/2021 à 13h00 et mis à jour le 23/11/2021 à 16h01

Béatrice Lestic, secrétaire nationale
Béatrice Lestic, secrétaire nationale

Le 25 novembre aura lieu la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Plus qu’une date, c’est un cri poussé par toutes les victimes. Ces derniers jours, nous étions des milliers à nous mobiliser dans les rues pour dire stop à l’impensable, et ne pas oublier la réalité que révèle cette journée. Cette réalité, ce sont ces 102 femmes tuées en 2020 par leur partenaire ou ex-partenaire. Ce sont ces 139 000 femmes victimes de violences conjugales en 2020 (sans compter les féminicides) et ces violences qui ont augmenté de 10 % durant le premier confinement du printemps 2020. Ce sont encore ces 94 000 femmes âgées entre 18 et 75 ans victimes de viols et/ou de tentatives de viols chaque année… dans l’extrême majorité des cas perpétrés par une personne connue de la victime.

Penser que ces chiffres ne sont qu’une réalité nationale serait une erreur. L’impensable se répète dans toute l’Union européenne, où le harcèlement sexuel en ligne concerne une femme sur dix dès l’âge de 15 ans. Ici un SMS, là un mail, sexuellement explicites et foncièrement indésirables.

À l’échelle mondiale, 35 % des femmes ont subi des violences physiques et/ou sexuelles au moins une fois dans leur vie, et 137 femmes sont tuées tous les jours par un membre de leur famille. Et que dire de ces 200 millions de filles et de femmes (entre 15 et 49 ans) victimes de mutilations génitales dans les 31 pays où cette pratique est encore courante ?

À propos de l'auteur

Béatrice Lestic
secrétaire nationale de la CFDT

Ces chiffres, terribles, doivent être rappelés pour que l’on ne les oublie pas. Ils nous imposent, à notre niveau de syndicalistes, de tout faire afin d’éradiquer les violences sur les lieux de travail mais aussi à l’extérieur. C’est pour toutes ces raisons que la CFDT s’associe naturellement à cette journée du 25 novembre. N’eût-il fallu qu’une seule raison pour se mobiliser…