Retour à la vie “normale” ?

iconeExtrait de l’hebdo n°3788

Par Catherine Pinchaut— Publié le 31/08/2021 à 12h00

Catherine Pinchaut, secrétaire nationale
Catherine Pinchaut, secrétaire nationale© InfoCom CFDT

À propos de l'auteur

Catherine Pinchaut
secrétaire nationale de la CFDT

Cette rentrée s’annonce sous le signe de la prudence. Bien que l’épidémie de Covid-19 semble marquer le pas ces derniers jours, la situation sanitaire reste fragile et doit être consolidée. L’été a été l’occasion pour de nombreux citoyens et travailleurs de faire preuve de responsabilité en se faisant vacciner. Pour certains, c’est désormais une obligation afin de pouvoir être au contact de nos concitoyens les plus fragiles. Et depuis le 30 août, le passe sanitaire – déjà obligatoire pour accéder à certains lieux de culture et de loisirs depuis la fin juillet – est demandé aux salariés travaillant au contact du public.

La vaccination est le meilleur moyen de retrouver une vie professionnelle normale et de renouer avec une vie sociale qui nous a tant manqué. Elle reste la voie permettant d’éviter tout reconfinement.

Consultée sur le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire qui entérine l’entrée en vigueur du passe sanitaire, la CFDT a pu faire entendre ses réticences, ses inquiétudes et ses convictions. Elle a su peser pour obtenir des décisions moins coercitives que le licenciement en cas de non-présentation du passe et permettre aux salariés de se mettre en règle avec leur employeur, par exemple un aménagement de leurs postes quand c’est possible. Elle a pointé la perte du secret médical engendré par le contrôle du passe et a insisté sur la nécessité de laisser du temps pour expliquer et informer.

En cette rentrée, la CFDT est vigilante quant à la mise en œuvre du passe sanitaire, qui impacte les conditions de travail et d’emploi de nombre de travailleurs du privé comme du public. La pédagogie et le dialogue constituent des leviers indispensables en cette période. Et le comité social et économique doit rester acteur auprès des salariés concernés et être consulté le plus en amont possible de la mise en place du passe sanitaire partout où il est nécessaire.