Rémunération : les organisations syndicales claquent la porte

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icone Extrait de l'hebdo n°4007

Par Guillaume LefèvrePublié le 21/04/2026 à 12h00

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© Michel Gaillard/RÉA

Annoncé en janvier 2026 et lancé à la mi-avril, le « cycle de discussions sur les carrières et rémunérations » n’aura finalement été qu’un pétard mouillé, après un très court tour de table et l’amer constat des syndicats. Le gouvernement – qui avait promis une « année 2026 utile aux agents » – reste sourd à leurs inquiétudes, tandis que le pouvoir d’achat se trouve une nouvelle fois grevé par la hausse des prix de l’énergie et des carburants. « Aucune mesure immédiate n’a été annoncée pour tenir compte de la situation actuelle », déplore les huit organisations syndicales représentatives de la fonction publique (dont la CFDT Fonctions publiques), qui ont donc décidé de claquer la porte de cette rencontre censée dessiner les contours d’un nouveau modèle de progression salariale.

Des mesures pourtant rapidement applicables

« Cela traduit un mépris profond pour les agents publics et une volonté assumée de dégrader leurs conditions de vie et de travail, justifie Laure Revel, la secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques. Les agents méritent respect et considération. » Elle rappelle que sont possibles « des gestes simples, applicables dès maintenant, sans impact budgétaire significatif ».

Le 3 avril, la CFDT Fonctions publiques formulait d’ailleurs plusieurs pistes dans un courrier adressé au Premier ministre ; parmi celles-ci, un appel à encourager et à faciliter le télétravail des agents exerçant des activités télétravaillables, la revalorisation des indemnités kilométriques ou la mise à disposition de véhicules de service pour les agents utilisant leur véhicule personnel dans le cadre de leur mission. Ce courrier est resté sans réponse…

Une prochaine réunion en mai ?

Face au gouvernement, les huit organisations syndicales font preuve de fermeté, exigeant l’ouverture de « véritables négociations sur les carrières et les rémunérations, incluant des négociations salariales permettant de premières avancées dès le projet de loi de finances 2027 ». Elles insistent également sur l’urgence de mettre en place des mesures concrètes et immédiates, et réaffirment la nécessité de revaloriser le point d’indice en l’indexant sur l’inflation afin de garantir le maintien du pouvoir d’achat des agents publics.

À propos de l'auteur

Guillaume Lefèvre
Journaliste

Le cycle de discussions prévoyait quatre réunions d’ici à l’été. La prochaine rencontre doit normalement se tenir à la mi-mai. La balle est désormais dans le camp du gouvernement.