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Extrait de l’hebdo n°3848

Il y aura bien un « cycle de discussions » sur les freins périphériques à l’emploi. Régions de France vient en effet de répondre favorablement à la demande adressée mi-septembre par quatre organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC et FO) et trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) invitant les collectivités régionales à s’attaquer aux « facteurs non financiers qui font obstacle à la hausse du taux d’emploi et sur lesquels nos organisations peuvent travailler », résume le courrier commun. Parmi ces facteurs non financiers, les partenaires sociaux évoquent la mobilité, le logement des salariés, la formation ou encore la garde d’enfants… Autant de thèmes censés être à l’ordre du jour des travaux du Conseil national de la refondation, sans qu’aucune suite n’y ait été donnée jusqu’à présent. Ce qui offre aux partenaires sociaux l’occasion de pousser leurs billes auprès des interlocuteurs locaux.
Explorer de nouvelles voies et moyens
« Notre pays, marqué par son histoire fortement centralisée, a toujours pensé que les solutions passaient par une vision unique et homogène, sans prendre en compte les situations locales et sans prendre le risque de l’expérimentation de terrain », écrivaient-ils également à la mi-septembre. Cette demande d’expérimentation semble être accueillie favorablement par Régions de France, qui espère pouvoir travailler à « une adaptation de nos politiques au niveau local en fonction des particularités du tissu économique ». Dans les faits, ce cycle de discussions s’ouvrira ce 8 novembre par la présentation de l’étude réalisée par Régions de France sur le service public de l’emploi. Un calendrier des échanges devrait sortir de cette première rencontre…