Lutter contre le racisme, une question de survie pour notre démocratie abonné

iconeExtrait de l’hebdo n°3848

Par Lydie Nicol— Publié le 08/11/2022 à 13h00 et mis à jour le 08/11/2023 à 02h00

Lydie Nicol, secrétaire nationale
Lydie Nicol, secrétaire nationale© Cyril Entzmann

Quand l’Assemblée nationale devient un théâtre dans lequel les cris, les injures et les outrages couvrent les débats d’idées, il n’y a pas que le vernis de respectabilité dont se sont couverts les élus du Rassemblement national qui se craquelle, c’est la confiance dans nos institutions et notre fonctionnement démocratique qui s’effritent.

Évidemment qu’il faut condamner avec la plus grande fermeté les propos tenus par le député Grégoire de Fournas pendant l’intervention du député Carlos Martens Bilongo, le 3 novembre dernier.

Mais le combat sans relâche que nous devons mener face au racisme mérite bien plus qu’un débat grammatical autour de l’utilisation du singulier ou du pluriel. Notre seuil de tolérance est-il plus élevé si l’on admet que cette ignoble expression – « qu’il(s) retourne(nt) en Afrique » – s’entend au pluriel et donc s’adresse aux 234 femmes, hommes et enfants secourus en mer le 22 octobre par l’ONG SOS Méditerranée ? Ce racisme-là est-il plus acceptable, plus politiquement correct, quand on parle de migrants, que si cette invective s’adressait à ce député français ? C’est en tout cas ce que défendent les élus du Rassemblement national pour soutenir…

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