Les aides à l’apprentissage prolongées

iconeExtrait de l’hebdo n°3790

Le Premier ministre a annoncé le 6 septembre la prolongation des aides à l’apprentissage jusqu’au 30 juin 2022. Le nombre de jeunes apprentis a passé la barre des 500 000 en 2020, au bénéfice surtout de l’enseignement supérieur.

Par Marie-Nadine Eltchaninoff— Publié le 10/09/2021 à 14h13

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© Stéphane Audras/RÉA

Le « quoi qu’il en coûte » n’est pas tout à fait enterré. Le Premier ministre, lors du Salon Global Industrie à Lyon, le 6 septembre, a annoncé la prolongation pour six mois des aides à l’embauche d’apprentis prévues dans le cadre de France Relance. Cette aide de 5 000 euros pour un jeune mineur et de 8 000 euros pour un majeur avait déjà été reconduite au printemps dernier et devait arriver à échéance à la fin décembre 2021.

Le dispositif suscite un réel engouement auprès des jeunes. Selon les estimations publiées en juillet par la Dares (le service statistique qui dépend du ministère du Travail), le nombre d’entrées en apprentissage atteindrait 525 600 en 2020, en forte augmentation par rapport à l’année précédente (+ 40 %). Cette hausse bénéficie surtout aux jeunes poursuivant des études dans l’enseignement supérieur.

Net recul des contrats au niveau CAP

En 2020, six entrées en apprentissage sur dix concernaient une formation du supérieur, contre quatre sur dix en 2018. Les bacs + 3 à 5 connaissent la plus forte hausse, de 26 % à 35 %. Plus préoccupant, la part des contrats aux niveaux CAP est en revanche en net retrait, passée de 41 % à 27 %. Les mineurs de 15 à 17 ans ne représentent plus que 22 % des effectifs, après une baisse de 10 points entre 2019 et 2020.
Favorable à la poursuite des aides à l’apprentissage, la CFDT souhaite toutefois qu’une attention particulière soit portée aux plus bas niveaux de qualification.