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Le salaire, pilier du partage de la valeur

iconeExtrait de l’hebdo n°3836

Par Luc Mathieu— Publié le 12/07/2022 à 12h00

Luc Mathieu, secrétaire national
Luc Mathieu, secrétaire national© Cyril Entzmann

Aujourd’hui, 70 % des branches professionnelles ont au moins un de leurs minima inférieur au Smic (et parfois cinq, sept, voire plus). Elles seront 90 % dans quelques semaines, lorsque le Smic sera une nouvelle fois augmenté du fait de l’inflation.

S’il revient à l’État de piloter la mise en place des dispositifs d’urgence relatifs au pouvoir d’achat et de financer les mesures de solidarité, que font donc les employeurs ? La prise en charge de mesures de pouvoir d’achat est aussi, et d’abord, de la responsabilité des entreprises. C’est également leur responsabilité que d’assumer loyalement la négociation d’entreprise et de branche sur les salaires, qui constituent le premier levier de pouvoir d’achat.

Afin d’inciter les entreprises à prendre leur part, la négociation des minima de branche et leur conformité doivent conditionner les exonérations de cotisations dont bénéficient les entreprises pour les bas salaires. C’est un impératif de bon sens. Le salaire, c’est le pilier de base du partage de la valeur. Tout le monde doit s’en souvenir.