Le classique, c’est fantastique !

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© Cyril Badet

iconeExtrait du magazine n°478

Démocratiser l’accès à la musique classique. Un bel objectif. Un chemin semé d’embûches aussi, tant les barrières économiques et culturelles perdurent. Pour les faire sauter, la Philharmonie de Paris a créé Démos, en 2010, un « dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale ».

Par Jérôme Citron— Publié le 26/11/2021 à 10h16

L’idée de ce projet, qui ne cesse de grandir : initier les jeunes des quartiers populaires d’Île-de-France à la musique classique, en encourageant les pratiques collectives. Les musiciens de la Philharmonie accompagnent ainsi pendant trois ans des jeunes scolarisés en primaire par petits groupes.

L’ensemble de ces musiciens en herbe forme, à l’échelle du département, un orchestre qui se produit chaque année dans la prestigieuse salle parisienne.

Une expérience inoubliable et un passeport pour poursuivre l’apprentissage de la musique classique dans les structures locales. En juin dernier, nous avons suivi les jeunes du centre socioculturel François-Rude, d’Ermont (Val-d’Oise), pour leur ultime concert.

Ces jeunes scolarisés à Ermont sont entrés dans le dispositif Démos il y a trois ans. Dans quelques jours, ils se produiront pour la dernière fois sur la scène prestigieuse de la Philharmonie de Paris. À deux exceptions près, ils poursuivent aujourd’hui l’apprentissage de la musique au conservatoire de la ville.
Ces jeunes scolarisés à Ermont sont entrés dans le dispositif Démos il y a trois ans. Dans quelques jours, ils se produiront pour la dernière fois sur la scène prestigieuse de la Philharmonie de Paris. À deux exceptions près, ils poursuivent aujourd’hui l’apprentissage de la musique au conservatoire de la ville.© Cyril Badet
En entrant dans le dispositif, ces jeunes volontaires (et leurs familles) s’engagent à suivre deux cours par semaine et à participer aux stages et autres regroupements en mode orchestre pendant trois ans. En retour, un instrument leur est prêté sans frais.
En entrant dans le dispositif, ces jeunes volontaires (et leurs familles) s’engagent à suivre deux cours par semaine et à participer aux stages et autres regroupements en mode orchestre pendant trois ans. En retour, un instrument leur est prêté sans frais.© Cyril Badet
En entrant dans le dispositif, ces jeunes volontaires (et leurs familles) s’engagent à suivre deux cours par semaine et à participer aux stages et autres regroupements en mode orchestre pendant trois ans. En retour, un instrument leur est prêté sans frais.
En entrant dans le dispositif, ces jeunes volontaires (et leurs familles) s’engagent à suivre deux cours par semaine et à participer aux stages et autres regroupements en mode orchestre pendant trois ans. En retour, un instrument leur est prêté sans frais.©Cyril Badet
En entrant dans le dispositif, ces jeunes volontaires (et leurs familles) s’engagent à suivre deux cours par semaine et à participer aux stages et autres regroupements en mode orchestre pendant trois ans. En retour, un instrument leur est prêté sans frais.
En entrant dans le dispositif, ces jeunes volontaires (et leurs familles) s’engagent à suivre deux cours par semaine et à participer aux stages et autres regroupements en mode orchestre pendant trois ans. En retour, un instrument leur est prêté sans frais.© Cyril Badet
Ultime répétition à Paris. Animateur au centre socioculturel François-Rude, Vincent Mouillot est le référent terrain du dispositif. Depuis six ans, il accompagne des jeunes et leurs familles. Il fait le lien avec la Philharmonie. « Un projet magnifique », résume ce musicien amateur, qui a découvert l’alto à cette occasion.
Ultime répétition à Paris. Animateur au centre socioculturel François-Rude, Vincent Mouillot est le référent terrain du dispositif. Depuis six ans, il accompagne des jeunes et leurs familles. Il fait le lien avec la Philharmonie. « Un projet magnifique », résume ce musicien amateur, qui a découvert l’alto à cette occasion.© Cyri Badet
Les référents terrain deviennent des membres de l’orchestre à part entière. «C’est bien pour les enfants de voir qu’on galère aussi avec notre instrument», s’amuse Vincent, qui a manqué quelques répétitions ces derniers temps.
Les référents terrain deviennent des membres de l’orchestre à part entière. «C’est bien pour les enfants de voir qu’on galère aussi avec notre instrument», s’amuse Vincent, qui a manqué quelques répétitions ces derniers temps.© Cyril Badet
Le grand jour est arrivé. La tension monte. Plus que jamais, le rôle de Vincent est fondamental pour rassurer les enfants et s’assurer qu’ils restent concentrés. Avec la crise Covid, ce groupe a eu moins souvent l’occasion que les autres de se produire devant un public.
Le grand jour est arrivé. La tension monte. Plus que jamais, le rôle de Vincent est fondamental pour rassurer les enfants et s’assurer qu’ils restent concentrés. Avec la crise Covid, ce groupe a eu moins souvent l’occasion que les autres de se produire devant un public.© Cyril Badet
Le grand jour est arrivé. La tension monte. Plus que jamais, le rôle de Vincent est fondamental pour rassurer les enfants et s’assurer qu’ils restent concentrés. Avec la crise Covid, ce groupe a eu moins souvent l’occasion que les autres de se produire devant un public.
Le grand jour est arrivé. La tension monte. Plus que jamais, le rôle de Vincent est fondamental pour rassurer les enfants et s’assurer qu’ils restent concentrés. Avec la crise Covid, ce groupe a eu moins souvent l’occasion que les autres de se produire devant un public.© Cyril Badet
L’entrée sur scène doit se faire selon un rituel qui a été répété. Dans quelques minutes, ils devront « faire orchestre » avec tous leurs camarades.
L’entrée sur scène doit se faire selon un rituel qui a été répété. Dans quelques minutes, ils devront « faire orchestre » avec tous leurs camarades.© Cyril Badet
Le spectacle peut commencer. Une récompense pour ces jeunes investis dans le projet depuis trois ans. Malgré la crise, ils ont répondu présents ces derniers mois en poursuivant leur apprentissage par des cours en visio. Une récompense aussi pour les familles, parties prenantes du dispositif et qui n’hésitent pas à s’entraider afin d’assurer les déplacements. 
Une récompense enfin pour tous les animateurs de terrain, chevilles ouvrières du dispositif. Grâce à leur présence auprès des jeunes et des familles, ils assurent 
le suivi du groupe : « Nous veillons à ce que personne ne décroche pour de mauvaises raisons », résume Vincent.
Le spectacle peut commencer. Une récompense pour ces jeunes investis dans le projet depuis trois ans. Malgré la crise, ils ont répondu présents ces derniers mois en poursuivant leur apprentissage par des cours en visio. Une récompense aussi pour les familles, parties prenantes du dispositif et qui n’hésitent pas à s’entraider afin d’assurer les déplacements. Une récompense enfin pour tous les animateurs de terrain, chevilles ouvrières du dispositif. Grâce à leur présence auprès des jeunes et des familles, ils assurent le suivi du groupe : « Nous veillons à ce que personne ne décroche pour de mauvaises raisons », résume Vincent. © Cyril Badet
Le spectacle peut commencer. Une récompense pour ces jeunes investis dans le projet depuis trois ans. Malgré la crise, ils ont répondu présents ces derniers mois en poursuivant leur apprentissage par des cours en visio. Une récompense aussi pour les familles, parties prenantes du dispositif et qui n’hésitent pas à s’entraider afin d’assurer les déplacements. 
Une récompense enfin pour tous les animateurs de terrain, chevilles ouvrières du dispositif. Grâce à leur présence auprès des jeunes et des familles, ils assurent 
le suivi du groupe : « Nous veillons à ce que personne ne décroche pour de mauvaises raisons », résume Vincent.
Le spectacle peut commencer. Une récompense pour ces jeunes investis dans le projet depuis trois ans. Malgré la crise, ils ont répondu présents ces derniers mois en poursuivant leur apprentissage par des cours en visio. Une récompense aussi pour les familles, parties prenantes du dispositif et qui n’hésitent pas à s’entraider afin d’assurer les déplacements. Une récompense enfin pour tous les animateurs de terrain, chevilles ouvrières du dispositif. Grâce à leur présence auprès des jeunes et des familles, ils assurent le suivi du groupe : « Nous veillons à ce que personne ne décroche pour de mauvaises raisons », résume Vincent. © Cyril Badet