L’accord salarial EDF signé à l’unanimité

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iconeExtrait de l’hebdo n°3848

Par Anne-Sophie Balle— Publié le 08/11/2022 à 13h00

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© Laurent Grandguillot/RÉA

Sortie de crise dans les centrales nucléaires françaises. Après plus d’un mois de conflit (dont la responsabilité incombe à la CGT et à FO), un accord salarial a été signé le 27 octobre par l’ensemble des organisations syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO et CFE-CGC). En tenant compte de l’accord de branche relatif aux augmentations dans les industries électriques et gazières (IEG), accord signé le 17 octobre, les salariés bénéficieront en 2023 d’une revalorisation totale de 4,6 %, en l’occurrence 2,3 % au titre de l’accord de branche et 2,3 % au titre de l’accord EDF.

Une signature CFDT pour un accord “défensif”

La CFDT, deuxième organisation dans la branche IEG, se félicitait alors de « cet accord “défensif” [qui] sécurise le pouvoir d’achat des bas et moyens salaires, notamment avec la mesure plancher portée par la FCE-CFDT ». En pleine crise énergétique, cet accord salarial de branche avait déjà permis de desserrer l’étau… Mais le mouvement social restait fort dans le parc nucléaire, avec les deux tiers des centrales en grève – ravivant les inquiétudes concernant d’éventuelles pénuries cet hiver. Dans un récent entretien à Syndicalisme Hebdo, le secrétaire général de la Fédération Chimie-Énergie, Dominique Bousquenaud, espérait alors « que tout le monde joue le jeu de la négociation et que l’on parvienne à éviter un conflit lourd [pouvant] avoir des conséquences pour tous les Français ».