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La mobilisation se poursuit dans le secteur de la petite enfance

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iconeExtrait de l’hebdo n°3763

Alors que le gouvernement prévoit une nouvelle fois d’assouplir le ratio d’encadrement dans les structures d’accueil, les professionnels veulent obtenir une véritable reconnaissance de leurs métiers.

Par Jérôme Citron— Publié le 01/02/2021 à 17h27

Depuis des années, la CFDT demande que le gouvernement permette l’ouverture de négociations afin d’aborder les conditions de travail et les qualifications des personnels.
Depuis des années, la CFDT demande que le gouvernement permette l’ouverture de négociations afin d’aborder les conditions de travail et les qualifications des personnels.© Marta Nascimento/RÉA

Déçus et en colère. Réunis depuis 2009 au sein du collectif Pas de bébé à la consigne, les professionnels de la petite enfance se mobilisent de nouveau le 2 février. Le gouvernement souhaite assouplir encore l’encadrement dans les structures d’accueil (un encadrement déjà dégradé par décret en 2009, et qui avait donné naissance à ce collectif). Sans entrer dans les détails techniques, le projet donnerait la possibilité d’accueillir plus d’enfants pour le même taux d’encadrement et offrirait plus de latitude aux structures pour pratiquer une espèce de surréservation.

Une décision aux antipodes des conclusions du rapport « Les 1 000 premiers jours », publié en septembre 2020 – qui préconisait a contrario d’améliorer l’accueil des enfants et la qualification des personnels. « De ce rapport, dont on avait salué la pertinence, le gouvernement n’a finalement retenu que l’augmentation de la durée du congé paternité, analyse avec amertume Philippe Scarfogliero, chargé de mission à la Fédération Interco. Il n’y a aucune avancée pour les professionnels. »

Des métiers à revaloriser, des perspectives de carrière à offrir

L’heure est à la mobilisation pour les 42 structures qui font partie du collectif (dont l’ensemble des organisations syndicales, à l’exception de Force ouvrière). Les professionnels comptent obtenir du gouvernement l’ouverture de négociations afin d’aborder les questions des conditions de travail des personnels et des qualifications. Le secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des Familles, Adrien Taquet, a pour sa part annoncé la création d’un « Comité de filière petite enfance ».

Une bonne idée, selon la CFDT, qui réclame depuis des années que les métiers de la petite enfance soient revalorisés et que les personnels puissent avoir de réelles perspectives de carrière. Encore faut-il aller au-delà des discours et passer aux actes. « Aujourd’hui, notre déception est à la hauteur de nos attentes », résume Philippe Scarfogliero, qui espère que le gouvernement revoie sa copie dans les prochaines semaines.