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Extrait de l'hebdo n°4005
Qui succédera à Thierry Beaudet à la présidence du Conseil économique, social et environnemental le 20 mai prochain ? Six organisations syndicales, dont la CFDT, appellent à soutenir la candidature de Claire Thoury.

Dans un communiqué commun, la CFDT, la CFE-CGC, la CGT, FO, la FSU et l’Unsa apportent leur soutien à Claire Thoury, la présidente du Mouvement associatif, dans la course à la présidence du Conseil économique, social et environnemental pour la mandature 2026-2031. Les six organisations syndicales – qui représentent 46 sièges (dont 14 pour la CFDT) sur les 175 que compte le Cese – assurent d’entrée : « Depuis plusieurs mois, nous travaillons ensemble à un projet ambitieux pour la prochaine mandature, parce que nous partageons la conviction que le Cese peut être bien davantage qu’une chambre consultative : un espace où la société civile organisée, dans toute sa diversité, contribue réellement à tracer des chemins pour le pays. Nous nous reconnaissons dans la candidature de Claire Thoury parce qu’elle incarne cette démarche. »
Ces organisations syndicales vont même plus loin lorsqu’il s’agit de préciser et justifier leur soutien : « Conseillère du Cese, [Claire Thoury] en connaît en profondeur le fonctionnement et a été l’une des artisanes de la réforme de 2021. Elle a conduit des travaux exigeants, convention citoyenne, rapport sur l’état de la France, avis sur la jeunesse et la démocratie, avec méthode, rigueur et une attention constante à ce que les mots produisent des effets concrets. À la tête du Mouvement associatif, elle dirige une organisation au croisement des solidarités, du monde économique et de l’engagement citoyen, qui fait vivre au quotidien ce que le Cese aspire à être : un lieu où le dialogue n’est pas une formalité, mais une exigence. »
Construire des compromis sans renoncer à l’ambition
Alors que le patronat soutient la candidature de Dominique Carlac’h, issue des rangs du Medef, les six organisations syndicales enfoncent le clou en insistant sur la « capacité [de Claire Thoury] à rassembler sans effacer les différences, à faire du débat une force plutôt qu’un obstacle, à construire des compromis sans renoncer à l’ambition, qui nous convainc qu’elle saura porter le Conseil vers ce qu’il peut être à son meilleur : une institution qui tient, qui pèse et qui donne à la société civile toute la place qu’elle mérite ».