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IVG : non au recul des droits des femmes

iconeExtrait de l’hebdo n°3834

Par Béatrice Lestic— Publié le 28/06/2022 à 12h00

Béatrice Lestic, secrétaire nationale
Béatrice Lestic, secrétaire nationale© Cyril Entzmann

L’annonce, puis l’effroi. Le 24 juin, la Cour suprême des États-Unis a mis fin au droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), garanti dans tout le pays depuis près de cinquante ans. C’est un recul sans précédent du droit des Américaines à disposer de leur corps !

Les États fédérés sont désormais libres d’interdire l’IVG, et certains n’ont pas perdu de temps pour le faire. À l’instar du Missouri, neuf États ont rendu l’avortement illégal dès l’annonce de l’arrêt de la Cour, et la liste des territoires concernés devrait rapidement s’allonger.

Interdire l’avortement ne le fait pas disparaître, il ne le rend que plus dangereux pour la santé des femmes. L’avortement non sécurisé, pratiqué dans des conditions clandestines, est l’une des principales causes évitables de décès maternel, selon l’Organisation mondiale de la santé.

En France, la question de la garantie de ce droit se pose. La CFDT soutient la proposition de plusieurs groupes parlementaires d’inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution. « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant », avertissait, en 1949, Simone de Beauvoir. Soixante-treize ans plus tard, cet avertissement reste cruellement d’actualité.