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Extrait de l'hebdo n°3965
Les difficultés budgétaires de l’État ne font pas disparaître celles des citoyens, alertent les membres du Pacte du pouvoir de vivre. Tandis que les urgences sociales et écologiques s’aggravent, il existe des solutions pour améliorer le quotidien des plus fragiles. Certaines pourraient être mises en œuvre rapidement, si le gouvernement cessait de les ignorer.

« Si l’on continue à sacrifier des investissements nécessaires pour l’avenir, nous devrons les réaliser tôt ou tard dans l’urgence et à un coût plus élevé », a mis en garde Marylise Léon, lors de la conférence de presse organisée le 6 mai par le Pacte du pouvoir de vivre. « Agir sérieusement, pour nous, c’est investir dans la lutte contre la pauvreté, dans les transitions à l’œuvre et dans l’accès aux droits », a-t-elle enchaîné, rappelant que les 65 organisations réunies au sein du Pacte ont toutes pour particularité d’être en lien avec celles et ceux qui connaissent des conditions de vie difficiles.
Il n'est pas question de remettre en cause la nécessité de maîtriser la dette publique, insiste-t-elle. « Mais cela ne doit pas se faire au détriment des plus fragiles, ni au prix d’un renoncement à la transformation écologique. »
Or, sur tous les sujets qui comptent – se loger, se soigner, se déplacer – « le silence politique est pesant, incompréhensible, et en déconnexion avec ce que vivent les gens », affirme Amandine Lebreton-Garnier, directrice du Pacte du pouvoir de vivre. « Ces questions sont absentes du débat public, et lorsqu’elles sont…