Grève de la faim à Calais : le courrier de Laurent Berger au Premier ministre

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iconeExtrait de l’hebdo n°3797

Par Nicolas Ballot— Publié le 27/10/2021 à 13h31

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Alors que deux militants du Secours catholique ainsi qu’un prêtre ont entamé, le 11 octobre à Calais, une grève de la faim afin de demander l’arrêt du démantèlement des camps de migrants pendant la période hivernale. Laurent Berger a envoyé, au nom de la CFDT, un courrier au Premier ministre insistant sur le fait que « l’action des militants associatifs auprès des migrants n’est pas motivée par autre chose que des considérations humanitaires qui sont tout à leur honneur ». Et le secrétaire général de la CFDT d’enfoncer le clou : « Elle ne menace pas l’ordre public ni le fonctionnement de la République. Nous pensons même que l’expression de sentiments d’entraide et de solidarité ne peut, au fond, que concourir à une bonne gestion de la situation locale. »

Une action qui doit être reconnue et respectée

Rappelant que cette grève de la faim « traduit une exacerbation de la tension entre les autorités publiques et les militants engagés dans l’aide aux migrants », Laurent Berger demande que « l’action des associations et de leurs militants [soit] reconnue […] et respectée », avant de conclure : « Nous espérons vivement que vous pourrez agir pour renouer le dialogue à Calais. »