Ukraine : au cœur de la solidarité

Devant les locaux mis à disposition par France terre d’asile, afflux de réfugiés incessant de 9h à 20h, depuis l’ouverture du centre au début du mois de mars.
Devant les locaux mis à disposition par France terre d’asile, afflux de réfugiés incessant de 9h à 20h, depuis l’ouverture du centre au début du mois de mars.© Cyril Badet

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Mobilisation générale

Au moins 3 millions de personnes ont déjà fui l’Ukraine. Si la Pologne est leur première destination, en France, 13 500 réfugiés étaient recensés à la mi-mars, bien en deçà des prévisions qui les estiment à près de 100 000 dans les semaines à venir. Les bénévoles s'activent. Reportage dans les locaux de France terre d'asile et à la cathédrale Saint-Volodymyr le Grand de Paris, début mars.

Par Claire Nillus— Publié le 05/04/2022 à 13h40 et mis à jour le 05/04/2022 à 13h59

Dès l’entrée, les personnes sont enregistrées et invitées à patienter, le temps d’être prises en charge par des travailleurs sociaux, des bénévoles du Samu social ou de la Croix-Rouge, venus aider en renfort de l’équipe de France terre d’asile sur place. (11 mars 2022)
Dès l’entrée, les personnes sont enregistrées et invitées à patienter, le temps d’être prises en charge par des travailleurs sociaux, des bénévoles du Samu social ou de la Croix-Rouge, venus aider en renfort de l’équipe de France terre d’asile sur place. (11 mars 2022)© Cyril Badet
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Des femmes et des enfants surtout puisque tous les hommes de 18 à 60 ans sont mobilisés et n’ont pas le droit de quitter l’Ukraine.
Des femmes et des enfants surtout puisque tous les hommes de 18 à 60 ans sont mobilisés et n’ont pas le droit de quitter l’Ukraine. © Cyril Badet
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Les besoins en hébergement sont évalués lors d’un entretien individuel. Près de 500 personnes transitent chaque jour par le centre depuis son ouverture. Près de 3500 réfugiés sont arrivés ici en huit jours seulement. Des chiffres exorbitants pour France terre d’asile, association pourtant rompue à l’accueil de personnes fuyant des conflits.
Les besoins en hébergement sont évalués lors d’un entretien individuel. Près de 500 personnes transitent chaque jour par le centre depuis son ouverture. Près de 3500 réfugiés sont arrivés ici en huit jours seulement. Des chiffres exorbitants pour France terre d’asile, association pourtant rompue à l’accueil de personnes fuyant des conflits.© Cyril Badet
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L’Armée du Salut distribue de la nourriture toute la journée.
L’Armée du Salut distribue de la nourriture toute la journée.© Cyril Badet
Bénévoles de l’Armée du Salut.
Bénévoles de l’Armée du Salut.© Cyril Badet
Un tiers des personnes qui arrivent sont des ressortissants d’autres pays, qui résident de façon permanente en Ukraine, des étudiants surtout. Certains peuvent rejoindre leurs pays, d’autres non lorsque leur pays est en guerre.
Un tiers des personnes qui arrivent sont des ressortissants d’autres pays, qui résident de façon permanente en Ukraine, des étudiants surtout. Certains peuvent rejoindre leurs pays, d’autres non lorsque leur pays est en guerre.© Cyril Badet
Comme un air de normalité : les enfants jouent dans un espace jeux où se relaient bénévolement des professionnels de la petite enfance.
Comme un air de normalité : les enfants jouent dans un espace jeux où se relaient bénévolement des professionnels de la petite enfance.© Cyril Badet

Une gigantesque collecte a été organisée dans la cathédrale Saint-Volodymyr le Grand de Paris, rue des Saints-Pères.

Cathédrale Saint-Volodymyr le Grand de Paris, rue des Saints-Pères. (9 mars 2022)
Cathédrale Saint-Volodymyr le Grand de Paris, rue des Saints-Pères. (9 mars 2022)© Emmanuelle Marchadour
Dans la sacristie, les dons affluent : c’est un mercredi, un camion est prévu samedi suivant pour Lviv en Ukraine.
Dans la sacristie, les dons affluent : c’est un mercredi, un camion est prévu samedi suivant pour Lviv en Ukraine.© Emmanuelle Marchadour
Les bénévoles réceptionnent et trient les dons.
Les bénévoles réceptionnent et trient les dons.© Emmanuelle Marchadour
L’église a aussi demandé du matériel chirurgical (Bétadine, compresses, garrots, blouses, gants, scalpels…) et des médicaments pédiatriques. On vérifie les dates de péremption et on range par famille.
L’église a aussi demandé du matériel chirurgical (Bétadine, compresses, garrots, blouses, gants, scalpels…) et des médicaments pédiatriques. On vérifie les dates de péremption et on range par famille. © Emmanuelle Marchadour
Marc est infirmier. Il a passé sa vie dans l’humanitaire. Il est venu aider à identifier les médicaments donnés par des particuliers, des pharmaciens, des médecins. Les anti-douleurs les plus forts sont mis de côté pour les militaires.
Marc est infirmier. Il a passé sa vie dans l’humanitaire. Il est venu aider à identifier les médicaments donnés par des particuliers, des pharmaciens, des médecins. Les anti-douleurs les plus forts sont mis de côté pour les militaires. ©Emmanuelle Marchadour
Tri de médicaments.
Tri de médicaments.
Valentine, 30 ans, bénévole est venue prêter main-forte.
Valentine, 30 ans, bénévole est venue prêter main-forte.© Emmanuelle Marchadour
Tri de médicaments.
Tri de médicaments.© Emmanuelle Marchadour
Denys est étudiant. Il parle français et peut traduire. Il est très touché par l’élan de solidarité observé en France.
Denys est étudiant. Il parle français et peut traduire. Il est très touché par l’élan de solidarité observé en France. © Emmanuelle Marchadour
A gauche, Anya, 22 ans, étudiante, qui vit en France depuis dix ans, avec Ira, une jeune fille ukrainienne venue pour visiter Paris deux jours avant le début de l’offensive russe. Elle n’est pas repartie.
A gauche, Anya, 22 ans, étudiante, qui vit en France depuis dix ans, avec Ira, une jeune fille ukrainienne venue pour visiter Paris deux jours avant le début de l’offensive russe. Elle n’est pas repartie. © Emmanuelle Marchadour