Emploi des jeunes : l’urgence d’agir, le devoir de répondre

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icone Extrait de l'hebdo n°4034

Par Lydie Nicol — Publié le 03/11/2026 à 13h00

Lydie Nicol, secrétaire nationale de la CFDT.
Lydie Nicol, secrétaire nationale de la CFDT.© Joseph Melin

À propos de l'auteur

Lydie Nicol
Secrétaire nationale de la CFDT

Les mobilisations lycéennes et étudiantes se poursuivent partout en France. Les jeunesses, elles, continuent de faire entendre une exigence simple : celle de disposer de perspectives à la hauteur de leurs attentes. Une attente de justice, d’égalité et de reconnaissance qui doit être prise au sérieux par l’ensemble des acteurs publics, économiques et sociaux. Elles témoignent également d’un engagement citoyen qu’il convient de saluer plutôt que de déconsidérer.

Dans un contexte social sous tension, leurs attentes font écho aux préoccupations de l’ensemble du monde du travail sur les salaires, l’emploi. Pouvoir vivre dignement, accéder à un emploi de qualité, construire son autonomie et se projeter dans l’avenir sont aujourd’hui des aspirations qui traversent toutes les générations.

Pour la CFDT, les revendications portées par les jeunesses traduisent une aspiration légitime à davantage de sécurité, de reconnaissance et de perspectives dans une société où l’insertion professionnelle apparaît de plus en plus difficile. Chômage élevé, précarité, contrats courts, difficultés d’accès au logement ou à l’indépendance : beaucoup voient leurs parcours fragilisés avant même leur entrée durable dans la vie professionnelle. Les inégalités sociales et territoriales continuent, elles aussi, de peser lourdement sur leurs perspectives.

Cette réalité se reflète également dans la situation du marché du travail : les jeunes demeurent les premiers exposés aux effets du ralentissement économique, le taux de chômage des jeunes atteignant 21,6 %, soit une hausse de 2,5 points sur un an. Derrière ces chiffres, ce sont des centaines de milliers de jeunes qui voient leurs choix contraints ou leurs perspectives limitées.

À la veille de l’ouverture de la négociation relative à l’emploi des jeunes, la responsabilité des partenaires sociaux est engagée. Il ne s’agit plus de multiplier les constats mais d’obtenir des résultats concrets : un accès facilité à l’emploi, des parcours sécurisés, des droits renforcés et de véritables perspectives d’évolution.

La CFDT prendra toute sa part dans cette bataille. Parce que permettre à chaque jeune de choisir son avenir, d’accéder à un emploi de qualité et de construire son autonomie n’est pas seulement une question de justice sociale. C’est un choix de société. Et c’est une exigence politique qui ne peut plus attendre.