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Des syndicalistes iraniens en danger de mort

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iconeExtrait de l’hebdo n°3837

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 19/07/2022 à 12h00

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© Rouzbeh Fouladi/Zuma/RÉA

« Malgré les interpellations de l’Organisation internationale du travail et des autorités iraniennes par différentes organisations internationales depuis plusieurs semaines, des syndicalistes et enseignants sont toujours emprisonnés », dénonce la CFDT dans un communiqué signé avec la CGT, la FSU, Solidaires et l’Unsa. Depuis des mois, le pouvoir iranien a accentué la pression et multiplié les arrestations à l’encontre des militants syndicaux et des intellectuels. Parmi les victimes de cette répression, Reza Shahabi, militant du Syndicat des travailleurs de la régie du transport de Téhéran et sa banlieue (Vahed).

Grève des conducteurs de bus de Téhéran

L’homme est emprisonné depuis le 12 mai dernier et a entamé une grève de la faim le 13 juin. Son arrestation est intervenue quelques jours après un mouvement de grève des conducteurs de bus de la capitale qui réclamaient une hausse des salaires. Les protestations contre la vie chère se multiplient également à travers le pays. En 2018, Reza Shahabi était intervenu lors du congrès confédéral de Rennes. Il aurait également dû être présent lors du congrès de Lyon. « Nous appelons toutes les organisations et personnes défendant les droits des salariés et les droits humains à protester à nouveau auprès des autorités iraniennes en exigeant la libération immédiate des syndicalistes emprisonnés et l’arrêt des poursuites à leur encontre », insistent les signataires.