Des syndicalistes arrêtés en Biélorussie

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iconeExtrait de l’hebdo n°3821

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 26/04/2022 à 12h00

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Une vague répressive s’est abattue sur le mouvement syndical biélorusse le 19 avril. Au moins quatorze dirigeants syndicaux ont été arrêtés par la police du régime dictatorial d’Alexandre Loukachenko, allié inconditionnel du président russe, Vladimir Poutine. Parmi les militants arrêtés, Aliaksandr Yarashuk, le président du Congrès des syndicats démocratiques du Bélarus (BKDP), Aliaksandr Bukhvostau, le président du Syndicat libre des travailleurs de la métallurgie (SPM), ou encore Mikalaj Sharakh, le président du Syndicat libre du Bélarus (SPB). Le sinistre bilan pourrait être encore plus élevé, plusieurs syndicalistes restant à ce jour injoignables.

Punition des critiques de la politique du président biélorusse

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Guillaume Lefèvre
Journaliste

La police a par ailleurs multiplié les perquisitions à travers le pays, dans les locaux syndicaux ainsi qu’aux domiciles des militants. « Ces arrestations, les plus récentes d’une longue série d’attaques contre les syndicats en Biélorussie, semblent être une punition pour avoir critiqué le président biélorusse d’avoir facilité l’assaut militaire de Poutine contre l’Ukraine », dénonce Luca Visentini, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats. « Nous exprimons toute notre solidarité et nous exigeons leur libération, ainsi que de celle de tous les prisonniers d’opinion politique dans le pays », a réagi Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT et président de la CES.

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Tweet de Laurent Berger, président de la Confédération européenne des syndicats