Covid-19 : “Nous n’avons pas encore assez de masques” abonné

Au Centre hospitalier intercommunal de Caux Vallée de Seine (Normandie), tout le personnel est prêt à affronter l’épidémie. Seule inquiétude, les masques qui sont encore en quantité insuffisante malgré les dons des entreprises locales. « Nous avons eu la chance d’avoir du temps contrairement à nos collèges de l’est de la France », analyse la directrice, Tina Perez. A 63 ans, cette militante CFDT s’apprête à poser ses valises quelques semaines dans son hôpital pour gérer la crise. Rencontre.

Par Jérôme CitronPublié le 27/03/2020 à 08h08

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Covid Web« Nous sommes en troisième ligne. Les centres hospitaliers universitaires vont devoir gérer les cas les plus difficiles, ensuite il y a les centres hospitaliers, enfin les hôpitaux de proximité comme le nôtre qui n’ont pas de service de réanimation lourde. » Pédagogue, Tina Perez, directrice générale de ce petit hôpital de 150 lits en médecine et 300 lits en Ehpad, explique comment l’établissement se prépare depuis trois semaines à l’arrivée de l’épidémie.

Il a fallu libérer des lits, créer un « espace Covid » séparé dans aux urgences, repasser tout le personnel en journée de 12 heures, installer des respirateurs dans des chambres et même rappeler les personnels partis à la retraite ces trois dernières années pour qu’ils se préparent à reprendre du service en cas de besoin. « Les 30 infirmières et aides-soignantes contactées ont répondu positivement », insiste Tina qui souligne la très forte motivation de l’ensemble des soignants dans la période : « Ils sont formidables ».

Pénurie de masques malgré la solidarité locale

En tant que directrice expérimentée, cette femme dynamique a déjà connu des plans blancs mis en place suite à des gros accidents de voitures ou lors d’une panne géante d’électricité, mais jamais en cas d’épidémie. « On a encore du mal à se projeter. Je m’attends à vivre au minimum 15 jours à l’hôpital, mais cela peut être plus. Quand on…

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