Bassin rennais : au fil de l’eau

Captage de La Pavais, l’une des trois stations de pompage gérées par le syndicat mixte Collectivité Eau du Bassin Rennais (CEBR). Une partie de l’eau potable de la région rennaise est issue de captation souterraine, car le territoire dispose dans son sous-sol d’un réservoir naturel d’eau très étendu.
Captage de La Pavais, l’une des trois stations de pompage gérées par le syndicat mixte Collectivité Eau du Bassin Rennais (CEBR). Une partie de l’eau potable de la région rennaise est issue de captation souterraine, car le territoire dispose dans son sous-sol d’un réservoir naturel d’eau très étendu.© Joseph Melin

icone Extrait du  magazine n°522

Anciennement assurée par Veolia, la gestion de l’eau potable de la métropole rennaise –et au-delà– a été reprise en 2015 par les collectivités locales, sous la forme d’une société publique. Cette dernière, qui ne cesse d’étendre son champ d’action, assure à présent le captage, le prélèvement, le traitement, la distribution et la facturation de l’eau pour 82communes. Elle emploie pour cela plus de 200salariés qui sont très conscients d’assurer une mission de service public essentielle.

Par Jérôme CitronPublié le 08/04/2026 à 14h39

Pourtant, ces métiers de l’eau ne sont pas très populaires ni très valorisés. Or disposer d’une eau potable chez soi, à loisir et en toute sécurité sanitaire, paraît banal, au point d’en oublier parfois ce que cela demande de technicité et de rigueur, notamment dans l’entretien des infrastructures. Des ouvrages présents sur tout le territoire, mais dont le grand public n’a pas forcément connaissance. Les châteaux d’eau ou les barrages sont certes des points de repère dans le paysage, mais d’autres petites installations stratégiques, plus discrètes, nécessitent la même vigilance.

Barrages du Canut et de la Chèze (photo suivante). Ces deux installations, situées à proximité l’une de l’autre, ont été construites pour créer deux réservoirs artificiels d’eau provenant de rivières au débit modeste. De tels ouvrages permettent de gérer la ressource sans risque de pénurie.
Barrages du Canut et de la Chèze (photo suivante). Ces deux installations, situées à proximité l’une de l’autre, ont été construites pour créer deux réservoirs artificiels d’eau provenant de rivières au débit modeste. De tels ouvrages permettent de gérer la ressource sans risque de pénurie.© Joesph Melin
De tels ouvrages permettent de gérer la ressource sans risque de pénurie.
De tels ouvrages permettent de gérer la ressource sans risque de pénurie.© Joseph Melin
Pour traiter l’eau, des produits dangereux sont utilisés (la soude, par exemple). Les consignes de sécurité sont drastiques, et des EPI (équipement de protection individuelle) sont disponibles pour chaque collaborateur et pour chaque site.
Pour traiter l’eau, des produits dangereux sont utilisés (la soude, par exemple). Les consignes de sécurité sont drastiques, et des EPI (équipement de protection individuelle) sont disponibles pour chaque collaborateur et pour chaque site.© Joseph Melin
L’eau, par les captages souterrains ou prélevée dans les retenues, arrive dans des usines de traitement. Ici, à l’usine de Champ Fleury.
L’eau, par les captages souterrains ou prélevée dans les retenues, arrive dans des usines de traitement. Ici, à l’usine de Champ Fleury.© Joseph Melin
Bassin de décarbonation. L’eau souterraine de la région a la particularité de contenir beaucoup de calcaire. D’où ce passage obligé dans des cuves qui permettent, au moyen d’une réaction chimique, d’en éliminer une partie.
Bassin de décarbonation. L’eau souterraine de la région a la particularité de contenir beaucoup de calcaire. D’où ce passage obligé dans des cuves qui permettent, au moyen d’une réaction chimique, d’en éliminer une partie.© Joseph Melin
Ces techniciens, agents de surveillance, scrutent le réseau d’eau potable en vue de déceler toutes les anomalies et de programmer les interventions nécessaires.
Ces techniciens, agents de surveillance, scrutent le réseau d’eau potable en vue de déceler toutes les anomalies et de programmer les interventions nécessaires.© Joseph Melin
Olivier Hamon est spécialiste de la gestion des données à distance (télégestion). Passionné par son métier, il a fait toute sa carrière dans les métiers de l’eau. Il est délégué syndical CFDT depuis 2015, quand les collectivités locales ont repris l’activité en direct. Il travaillait auparavant chez Veolia, où il était déjà élu du personnel CFDT.
Olivier Hamon est spécialiste de la gestion des données à distance (télégestion). Passionné par son métier, il a fait toute sa carrière dans les métiers de l’eau. Il est délégué syndical CFDT depuis 2015, quand les collectivités locales ont repris l’activité en direct. Il travaillait auparavant chez Veolia, où il était déjà élu du personnel CFDT.© Joseph Melin
Un réservoir d’eau en hauteur, plus communément appelé château d’eau. Cet ouvrage permet de maintenir une pression naturelle dans le circuit d’eau potable et constitue une réserve en cas de rupture de l’approvisionnement.
Un réservoir d’eau en hauteur, plus communément appelé château d’eau. Cet ouvrage permet de maintenir une pression naturelle dans le circuit d’eau potable et constitue une réserve en cas de rupture de l’approvisionnement.© Joseph Melin
Ce réservoir d’eau potable permet de faire le tampon entre le captage, le traitement et la distribution de l’eau dans le réseau.
Ce réservoir d’eau potable permet de faire le tampon entre le captage, le traitement et la distribution de l’eau dans le réseau.© Joseph Melin
Au fil du temps, les petites installations sont recouvertes par la nature. Pour retrouver une vanne, les techniciens ont recours à des détecteurs de métaux.
Au fil du temps, les petites installations sont recouvertes par la nature. Pour retrouver une vanne, les techniciens ont recours à des détecteurs de métaux.© Joseph Melin
Intervention d’une équipe sur une conduite d’eau.
Intervention d’une équipe sur une conduite d’eau.© Joseph Melin
Un métier de plein air particulièrement éprouvant, notamment lors de conditions météo difficiles… Même si le matériel a été amélioré et allégé, le métier d’agent de travaux est l’un des plus pénibles physiquement.
Un métier de plein air particulièrement éprouvant, notamment lors de conditions météo difficiles… Même si le matériel a été amélioré et allégé, le métier d’agent de travaux est l’un des plus pénibles physiquement.© Joseph Melin
Le siège de l’entreprise réunit les métiers support. Ici, le service des achats. À droite, Stéphane est élu CFDT du collège cadres. La CFDT est la première organisation syndicale de l’entreprise, avec 42 % des voix aux dernières élections professionnelles, devant la CGT et la CFTC.
Le siège de l’entreprise réunit les métiers support. Ici, le service des achats. À droite, Stéphane est élu CFDT du collège cadres. La CFDT est la première organisation syndicale de l’entreprise, avec 42 % des voix aux dernières élections professionnelles, devant la CGT et la CFTC.© Joseph Melin