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Extrait de l'hebdo n°4029
Les partenaires sociaux se sont rencontrés le 23 septembre afin de discuter de la revalorisation des pensions de retraite complémentaire. La décision finale sera prise le 14 octobre, lors du conseil d’administration pour une entrée en vigueur le 1er novembre 2026.

Rien n’est encore acté mais la pression monte. Le 14 octobre prochain, le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco doit trouver un accord sur la revalorisation des retraites complémentaires. Or aucun consensus ne se dégage jusqu’à présent. La partie patronale n’a pas indiqué clairement ses intentions et semble même défendre une position plutôt dure. Les organisations syndicales de salariés, de leur côté, font remarquer que les réserves du régime permettent de décider d’une revalorisation substantielle, d’autant plus que 2026 a été une année blanche : faute d’accord, les pensions complémentaires n’ont pas été revalorisées, malgré une inflation de 0,9 %.
Quelle marge de manœuvre ?
Pour comprendre ce qui se joue, il faut garder en mémoire les règles de gouvernance de l’Agirc-Arrco. Chaque année, les partenaires sociaux (le régime de retraites complémentaires étant géré de manière paritaire) doivent décider du montant de la revalorisation. Il s’agit d’une discussion encadrée par un accord qui précise leurs marges de manœuvre. La règle de base stipule que les pensions complémentaires sont revalorisées au niveau de l’inflation moins 0,4 point. À partir de là, le conseil d’administration dispose d’une marge de manœuvre supplémentaire de 0,4 point à la hausse ou à la baisse. Et le résultat doit respecter une « règle d’or » qui exige que le régime dispose à l’horizon des quinze prochaines années d’une réserve financière équivalente à la moitié d’une année de prestations.
Concrètement, l’Insee annonce une inflation de 2 % en 2026. La revalorisation de base devrait dont être de 1,6 %… sans que l’on tienne encore compte de la décision du conseil d’administration. En considérant sa marge de manœuvre, la fourchette de revalorisation se situe donc entre 1,2 % et 2 %.
Règle d'or financière
À l’heure actuelle, il est impossible de déterminer ce qui va sortir de la négociation… et même si un accord va être trouvé, et à quel niveau. « Les réserves actuelles de l’Agirc-Arrco nous permettent de revaloriser les pensions sans remettre en cause la règle d’or financière, résume Fabien Guimbretière, secrétaire national de la CFDT chargé des retraites. C’est un argument de poids qui pourrait infléchir la position patronale. »