À Bordeaux, la jeunesse militante mise à l’honneur

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icone Extrait de l'hebdo n°4021

Les 320 jeunes militants de moins de 35 ans ne seront pas passés inaperçus durant ce 51e congrès de la CFDT. Marylise Léon avait à cœur de les inclure pleinement dans les débats et a appelé les syndicats à leur faire la place qu’ils méritent au sein de l’organisation.

Par Basile LejeunePublié le 30/06/2026 à 12h00

Marylise Léon entouré des jeunes militants à Bordeaux
Marylise Léon entouré des jeunes militants à Bordeaux©emmanuelle marchadour

« La CFDT doit être une organisation qui accueille, transmet et se renouvelle ! » Dans son discours d’introduction, ce lundi 22 juin, la secrétaire générale de la CFDT n’y est pas allée par quatre chemins et a rappelé l’importance de faire de cette jeunesse une véritable force pour l’organisation. Elle s’est d’ailleurs adressée directement à eux : « Vous inventez le syndicalisme de demain, vous nous inspirez. »

Message reçu dans l’assistance où, parsemant les délégations présentes, 320 jeunes militants de moins de 35 ans assistaient, à Bordeaux, à leur premier congrès. Tous sont ravis de pouvoir apporter leur pierre à l’édifice. « C’est une expérience incroyable d’assister à l’événement majeur de l’organisation syndicale pour laquelle je m’engage chaque jour », s’exclame l’un d’eux entre deux vagues d’applaudissements. Selon bon nombre d’entre eux, ce congrès constitue la chance d’assister aux débats, de participer aux votes mais aussi de faire la connaissance d’autres militants… « J’ai pu rencontrer d’autres jeunes qui ont les mêmes valeurs que moi », résume une jeune militante. Car peu importe le secteur professionnel ou le territoire dont ils sont issus : ces jeunes partagent avant tout les valeurs communes de la CFDT – la solidarité, l’égalité, l’émancipation…

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© Emmanuelle Marchadour

Imprégnés de valeurs communes et au nom d’une farouche opposition à l’extrême droite, ces primo-congressistes ont choisi de faire entendre leur voix et ont affirmé leur volonté de s’engager sur le long terme… si tant est qu’on leur laisse une place. La secrétaire générale, elle, en est nettement convaincue. « Qui, après les avoir écoutés à cette tribune pendant ces deux derniers jours, pourrait encore prétendre que les jeunes militants CFDT ne seront pas demain, ou ne sont pas déjà, de formidables responsables ? Personne ! Ils ont la parole, ils ont l’engagement, ils ont l’exigence. À nous, maintenant, de leur faire de la place. Acceptons qu’ils fassent autrement que nous, qu’ils nous bousculent, qu’ils nous transforment. C’est le défi de toute transmission, et c’est son piment. »

Un temps dédié et privilégié

Moment privilégié, le jeudi 25 juin a été organisé un déjeuner réunissant tous les militantes et militants présents à Bordeaux et âgés de 18 à 35 ans. Ils ont eu l’occasion d’échanger avec Marylise Léon, Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint, et plusieurs secrétaires nationaux de la CFDT.

Certains jeunes ont profité de cette belle occasion pour faire part de leurs engagements, de leurs réalités locales et de leurs difficultés en tant qu’élus. Si quelques-uns parmi eux avaient déjà pu s’exprimer à la tribune à propos du rapport d’activité 2022-2026, ce temps d’écoute dédié a permis à tous ceux qui le souhaitaient de s’entretenir avec les responsables de l’organisation et de bénéficier de leur expérience. « Le congrès dans son intégralité est un moment privilégié, mais ce repas est un peu la cerise sur le gâteau que beaucoup attendaient ! », confie un militant. Une attente visiblement partagée par les membres de la commission exécutive, qui ont apprécié ces échanges avec « ceux qui représentent le futur de la CFDT ». « La façon de penser de ces jeunes militants est souvent différente, admet une secrétaire nationale. Qu’importe puisque ce sont eux qui vont nous aider à réinventer notre manière de faire collectif. »