Prévention-sécurité : le ras-le-bol d’une profession sous-payée abonné

temps de lectureTemps de lecture 7 min

iconeExtrait de l’hebdo n°3825

Le 24 mai, les agents de sécurité se mobilisent. Bas salaires, conditions de travail dégradées, compétences non reconnues… La profession est en attente d’une véritable reconnaissance, alors que les entreprises rencontrent des difficultés à recruter.

Par Fabrice Dedieu— Publié le 24/05/2022 à 12h00 et mis à jour le 06/09/2023 à 13h22

En 2020, la profession a enregistré 60 500 départs, notamment du fait des conditions de travail.
En 2020, la profession a enregistré 60 500 départs, notamment du fait des conditions de travail.© Gilles Rolle/RÉA

Faiza Boujana est en colère. « Ça fait quinze ans que je suis responsable ici et j’ai toujours été au Smic. Il faut que les choses changent. » Agente de sécurité chez Fiducial Private Security depuis vingt et un ans, cette déléguée syndicale intervient sur le site d’une télévision dans le Grand Est. « Notre métier a beaucoup évolué, on veut que nos salaires évoluent aussi. L’agent de sécurité qui n’ouvrait que la barrière, c’est fini. Maintenant, on gère les petits bobos, les livraisons, les gros chantiers dans le bâtiment, les alarmes lorsqu’il y a un incendie… On est vraiment multitâche, et on est là 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, jours fériés, week-end. On est formé sur tout un tas de choses, mais nos compétences ne sont pas…

Pour continuer de lire cet article, vous devez être abonné.

s'abonner

Déjà abonné ? Connectez-vous