8 mars : les femmes veulent des avancées réelles !

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icone Extrait de l'hebdo n°4000

Par Béatrice LesticPublié le 03/03/2026 à 13h00

Béatrice Lestic, secrétaire nationale.
Béatrice Lestic, secrétaire nationale.© Joseph Melin

À propos de l'auteur

Béatrice Lestic
secrétaire nationale de la CFDT

Le 8 mars est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Dans de nombreux pays, des organisations syndicales, des associations vont se mobiliser afin de faire progresser ces droits et d’empêcher les forces réactionnaires de les remettre en cause. En France, bien que l’égalité soit un principe souverain de notre République, inscrite au fronton de nos édifices publics, elle reste encore imparfaite entre les hommes et les femmes, notamment dans le monde du travail. Les femmes ne se satisfont plus des déclarations d’intention. Elles veulent des avancées réelles !

La CFDT est engagée dans cette lutte. Son manifeste féministe le rappelle, cet engagement est consubstantiel de son projet de transformation sociale.

Les impacts du travail sur la santé ne sont pas mêmes selon que l’on est une femme ou un homme et en fonction des métiers exercés. Nous devons partout exiger des données genrées dans le document unique d’évaluation des risques professionnels – et l’intégration, dans ce document, des violences sexistes et sexuelles au travail.

En matière d’égalité salariale, la transposition en droit français de la directive européenne relative à la transparence des rémunérations est laborieuse, en butte aux oppositions patronales et aux atermoiements des gouvernements successifs. La CFDT exige qu’elle aille enfin à son terme.

En matière de conciliation entre vie privée et vie professionnelle et de partage de la parentalité, il faut saluer les progrès. Les créations du congé paternité et son allongement (il est aujourd’hui de 28 jours) et du congé de naissance de deux mois au maximum, pour chacun des parents, vont dans le sens des revendications portées de longue date par la CFDT. Il nous faut maintenant revendiquer, lors de chaque négociation égapro ou de NAO, la compensation de cette perte de salaire auprès des employeurs pour garantir l’effectivité de ces nouveaux droits.