7 600 aides-soignantes de l’aide à domicile revalorisées

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icone Extrait de l'hebdo n°3996

Par Guillaume LefèvrePublié le 03/02/2026 à 13h00

Lors d’une journée d’échanges avec des aides à domicile et des aides-soignantes du département de Seine-Saint-Denis à propos de leur travail, à Bobigny, le 6 février 2025.
Lors d’une journée d’échanges avec des aides à domicile et des aides-soignantes du département de Seine-Saint-Denis à propos de leur travail, à Bobigny, le 6 février 2025.© Alexandra Bonnefoy/RÉA

« Enfin une décision qui va dans le sens d’une juste rémunération de celles et ceux qui prennent soin des plus fragiles à domicile, dont a tant besoin la cohésion sociale », a réagi la Fédération CFDT Santé-Sociaux après l’annonce par les services de l’État de l’agrément de l’avenant 70. Signé par la CFDT Santé-Sociaux le 9 juillet 2025, ce texte, « fruit d’un dialogue social constructif », ne pouvait s’appliquer faute d’agrément. C’est désormais le cas. En pratique, l’avenant 70 entraîne la reclassification et le repositionnement des aides-soignantes, à 99 % des femmes, dans la catégorie techniciens et agents de maîtrise. Pour les 7 600 travailleuses concernées, cela se traduit concrètement sur les fiches de paie par une revalorisation salariale de 115 euros brut mensuels, dès le 23 février 2026.

Reconnaissance des missions réelles

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Guillaume Lefèvre
Journaliste

En outre, le texte clarifie les missions des aides-soignantes, qui incluent le suivi de personnes très dépendantes, les soins techniques, l’autonomie dans les interventions ou encore la coordination avec d’autres professionnels de santé. Cela devrait donc permettre de limiter la sous-évaluation de la charge de travail et le « glissement de tâches » – c’est-à-dire des situations dans lesquelles les aides-soignantes effectuaient des missions qui ne correspondaient pas à leurs postes et pour lesquelles elles n’étaient pas rémunérées. « Le savoir-faire professionnel, les compétences spécifiques ainsi que la réalité des tâches et missions qu’exercent au quotidien ces professionnelles sont désormais reconnus à leur juste valeur », affirme Stephan Garrec, secrétaire fédéral de la CFDT Santé-Sociaux.