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Extrait de l'hebdo n°4033

Trois jours après l’attentat raciste de Trappes qui a coûté la vie à un jeune homme et blessé quatre autres personnes (dont une fillette de 12 ans), syndicats et organisations de la société civile appelaient, ce 26 octobre, à un rassemblement citoyen à Paris mais aussi à Grenoble, Marseille, Nantes, Saint-Étienne, Montpellier, Bordeaux ou encore Roubaix. Partout, la même colère et le même message : la recrudescence des actes xénophobes et islamophobes doit être dénoncée, et il faut obtenir une réponse ferme des pouvoirs publics face aux violences perpétrées par l’extrême droite. Dans un communiqué commun, la coalition intersyndicale et associative appelait en effet « à faire bloc contre la haine, le racisme et les discriminations », réaffirmant l’urgence de protéger toutes les victimes et de défendre la solidarité républicaine.
Ne pas détourner le regard
Parmi les organisateurs de ces rassemblements, la CFDT se tenait aux côtés de la CGT, la FSU, Solidaires et l’Unsa côté syndical, tandis que les associations étaient, elles aussi, largement représentées. « Dans une société fragilisée par les fractures sociales et les tensions qui la traversent, nous ne pouvons ni banaliser la violence ni détourner le regard face à la haine », avaient réagi Badiaa Souidi (secrétaire générale de la CFDT Île-de-France) et Marylise Léon dans un communiqué commun au soir du drame de Trappes.
Place de la Bataille de Stalingrad, à Paris, Marylise Léon a pris la parole pour rappeler une nouvelle fois que la lutte contre toutes les formes de discrimination et d’intolérance doit faire l’objet d’un front syndical commun. « La bataille culturelle n’est pas terminée. Nous avons un autre récit à promouvoir, celui de la fraternité et de l’égalité », a-t-elle lancé à la tribune.