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Extrait de l'hebdo n°4009
Enchaînement effréné de commandes, rémunération dérisoire, conditions de travail exécrables, déconnexions abusives… : chaque lundi, une soixantaine de “riders” des plateformes UberEats et Deliveroo se pressent devant la permanence CFDT de Paris pour demander de l’aide.

Medhi, livreur à Boulogne-Billancourt depuis 2020, a vu son compte UberEats désactivé du jour au lendemain. Après réception de sa commande, un client l’a accusé, via l’application, de « partage de compte », ce qui a entraîné un remboursement automatique de son repas… ainsi que la radiation immédiate du livreur, avec impossibilité pour lui de revenir sur la plateforme. Nombre de ses collègues ont déjà été confrontés à une sanction similaire lorsqu’il manque un article. « Dans…