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Pickloz, une histoire de famille

« Je consomme ce que je suis, je suis ce que je consomme » est la devise de la famille Haddadi. Née en 2019, la marque française Pickloz réunit un père (Adel) et ses deux enfants (Amel et Adem) autour d’une passion commune, la mode, et d’une conviction partagée : transformer les vêtements pour leur donner une seconde vie est un acte militant.  Dans leur appartement de Saint-Denis (93), ils façonnent une mode durable, respectueuse de l’humain et de l’environnement, à partir de pièces récupérées chez des particuliers.
« Je consomme ce que je suis, je suis ce que je consomme » est la devise de la famille Haddadi. Née en 2019, la marque française Pickloz réunit un père (Adel) et ses deux enfants (Amel et Adem) autour d’une passion commune, la mode, et d’une conviction partagée : transformer les vêtements pour leur donner une seconde vie est un acte militant. Dans leur appartement de Saint-Denis (93), ils façonnent une mode durable, respectueuse de l’humain et de l’environnement, à partir de pièces récupérées chez des particuliers.@Joseph Melin

iconeExtrait du magazine n°475

« Je consomme ce que je suis, je suis ce que je consomme » est la devise de la famille Haddadi. Née en 2019, la marque française Pickloz réunit un père (Adel) et ses deux enfants (Amel et Adem) autour d’une passion commune, la mode, et d’une conviction partagée : transformer les vêtements pour leur donner une seconde vie est un acte militant. Dans leur appartement de Saint-Denis (93), ils façonnent une mode durable, respectueuse de l’humain et de l’environnement, à partir de pièces récupérées chez des particuliers.

Par Anne-Sophie Balle— Publié le 02/07/2021 à 08h00 et mis à jour le 20/07/2021 à 05h08

Conscient que l’industrie textile représente à elle seule 10 % des émissions de CO₂ dans le monde, Pickloz s’engage à utiliser 80 % du tissu d’origine tout en proposant un système de personnalisation du produit pour en faire des pièces uniques et sur mesure. De grandes marques font aujourd’hui appel à eux dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale.

Faire bouger la société en faisant participer les consommateurs et l’industrie textile, c’est le pari fou de cette famille pour qui la mode doit être « un vecteur commun capable de nous unir et de nous réunir »

« Je n’avais jamais osé dire à mes parents  que je voulais faire du stylisme, qui représentait un coût financier important. »  À 23 ans, Amel est aujourd’hui la directrice artistique de la marque, avec à son actif 150 pièces uniques créées en un peu plus d’un an.
« Je n’avais jamais osé dire à mes parents que je voulais faire du stylisme, qui représentait un coût financier important. » À 23 ans, Amel est aujourd’hui la directrice artistique de la marque, avec à son actif 150 pièces uniques créées en un peu plus d’un an.©Joseph Melin
Déconstruire pour reconstruire. À l’origine de chaque modèle,  il y a une rencontre avec le client pour connaître son univers et en faire  un acteur à part  entière de la démarche d’upcycling (surcyclage, en français, signifie « recycler par le haut », c’est-à-dire proposer  des produits à forte valeur ajoutée).
Déconstruire pour reconstruire. À l’origine de chaque modèle, il y a une rencontre avec le client pour connaître son univers et en faire un acteur à part entière de la démarche d’upcycling (surcyclage, en français, signifie « recycler par le haut », c’est-à-dire proposer des produits à forte valeur ajoutée). ©Joseph Melin
Amel peut s’atteler à la partie création. Les tissus non utilisés sont gardés pour servir à de prochains modèles.
Amel peut s’atteler à la partie création. Les tissus non utilisés sont gardés pour servir à de prochains modèles.© Josephe Melin
C’est à Saint-Denis  (93) que la famille confectionne  ses modèles. Installés  à Dubai jusqu’en 2020,  les Haddadi se sont heurtés à la réalité  des conditions de travail  des ouvriers. « J’ai vu  des couturiers au savoir-faire incroyable travailler 24 heures sur 24 pour presque rien. Il était impensable pour moi de réaliser mon rêve au mépris de la dignité humaine », explique Adel.
C’est à Saint-Denis (93) que la famille confectionne ses modèles. Installés à Dubai jusqu’en 2020, les Haddadi se sont heurtés à la réalité des conditions de travail des ouvriers. « J’ai vu des couturiers au savoir-faire incroyable travailler 24 heures sur 24 pour presque rien. Il était impensable pour moi de réaliser mon rêve au mépris de la dignité humaine », explique Adel.© Joseph Melin
Débordante  de créativité, la famille  a rapidement diversifié ses créations.  Après Pickloz (qui doit  son nom à l’anglais to pick pour « choisir » et clothes, qui signifie « vêtements »),  la collection Pickshooz revisite les baskets en accessoires de type sac à main. Ici, c’est le système  de l’économie circulaire qui prévaut. Ainsi, lorsqu’une création  est achetée, la personne  qui a donné les vêtements utilisés pour la fabrication de la pièce touche 20 %  du prix de vente.
Débordante de créativité, la famille a rapidement diversifié ses créations. Après Pickloz (qui doit son nom à l’anglais to pick pour « choisir » et clothes, qui signifie « vêtements »), la collection Pickshooz revisite les baskets en accessoires de type sac à main. Ici, c’est le système de l’économie circulaire qui prévaut. Ainsi, lorsqu’une création est achetée, la personne qui a donné les vêtements utilisés pour la fabrication de la pièce touche 20 % du prix de vente.© Joseph Melin
Chez les Haddadi,  la préoccupation sociale n’est jamais très loin. Pickloz espère proposer  à de jeunes stylistes  de travailler avec eux en freelance. « Ils pourraient récupérer les vêtements des particuliers et les transformer, ce qui leur permettrait de toucher un pourcentage sur leurs créations », explique Adel.
Chez les Haddadi, la préoccupation sociale n’est jamais très loin. Pickloz espère proposer à de jeunes stylistes de travailler avec eux en freelance. « Ils pourraient récupérer les vêtements des particuliers et les transformer, ce qui leur permettrait de toucher un pourcentage sur leurs créations », explique Adel.© Joseph Melin
Alors que l’industrie du textile est aujourd’hui la deuxième plus polluante au monde, de plus en plus  de marques soucieuses de réduire leur empreinte environnementale choisissent de sauter  le pas de l’upcycling.  « Le client d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier. On veut consommer de façon plus responsable. »
Alors que l’industrie du textile est aujourd’hui la deuxième plus polluante au monde, de plus en plus de marques soucieuses de réduire leur empreinte environnementale choisissent de sauter le pas de l’upcycling. « Le client d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier. On veut consommer de façon plus responsable. »© Joseph Melin
Alors que l’industrie du textile est aujourd’hui la deuxième plus polluante au  monde, de plus en plus  de marques soucieuses de réduire leur empreinte environnementale choisissent de sauter  le pas de l’upcycling.  « Le client d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier.  On veut consommer de façon plus responsable. »
Alors que l’industrie du textile est aujourd’hui la deuxième plus polluante au monde, de plus en plus de marques soucieuses de réduire leur empreinte environnementale choisissent de sauter le pas de l’upcycling. « Le client d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier. On veut consommer de façon plus responsable. »© Joseph Melin
Fils d’une mère tisserande et d’un père tailleur de pierre, Adel recherche derrière  le mélange des matières l’alliance des cultures occidentales et orientales ; parfois en y ajoutant une portée sociale, militante. « Ce manteau est pour moi un acte politique, c’est le lien qui unit le Yémen en guerre et la France, qui lui vend des armes. »
Fils d’une mère tisserande et d’un père tailleur de pierre, Adel recherche derrière le mélange des matières l’alliance des cultures occidentales et orientales ; parfois en y ajoutant une portée sociale, militante. « Ce manteau est pour moi un acte politique, c’est le lien qui unit le Yémen en guerre et la France, qui lui vend des armes. »© Joseph Melin
Si Adel évoque volontiers son goût pour l’Asie – « J’ai grandi avec les films de Bruce Lee » – et ses enfants leur passion pour les mangas et la culture japonaise, l’inspiration principale  de la famille puise dans  la culture urbaine.
Si Adel évoque volontiers son goût pour l’Asie – « J’ai grandi avec les films de Bruce Lee » – et ses enfants leur passion pour les mangas et la culture japonaise, l’inspiration principale de la famille puise dans la culture urbaine.Si Adel évoque volontiers son goût pour l’Asie – « J’ai grandi avec les films de Bruce Lee » – et ses enfants leur passion pour les mangas et la culture japonaise, l’inspiration principale de la famille puise dans la culture urbaine.