Les salariés de Decathlon appelés à se mobiliser

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iconeExtrait de l’hebdo n°3799

Par Fabrice Dedieu— Publié le 10/11/2021 à 14h12 et mis à jour le 15/11/2021 à 12h26

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La CFDT des magasins Decathlon ne baisse pas les bras. Après un premier débrayage survenu le 16 octobre dernier, un nouveau mouvement de grève national est prévu pour le vendredi 12 novembre. Avant l’ouverture des négociations annuelles obligatoires, prévues à la fin du mois, « on souhaite que l’entreprise répercute la récente revalorisation du Smic [+ 2,2 % à compter du 1er octobre 2021] sur les petits salaires. Quand le Smic augmente et qu’un salarié ne touche que quelques dizaines d’euros de plus, ce n’est pas acceptable de ne pas l’augmenter, surtout vu les performances de l’entreprise », souligne Sébastien Chauvin, le délégué syndical central (DSC) de Decathlon.

En attendant une véritable amélioration du pouvoir d’achat

À propos de l'auteur

Fabrice Dedieu
Journaliste

La chaîne de magasins d’articles de sport va verser 350 millions d’euros au titre des résultats de l’année 2020 à ses actionnaires, c’est-à-dire la famille Mulliez, qui détient aussi Auchan, Boulanger et Leroy Merlin, pour ne citer que ces quelques enseignes. Par ailleurs, l’entreprise a perçu des aides de l’État pendant la période la plus dure de la pandémie… tout en baissant les effectifs (– 1 500 salariés à temps plein dans 328 magasins).
La direction avance qu’un accord salarial a été signé par les syndicats en juillet, dans lequel la diminution de la part variable de la rémunération est actée au profit d’une augmentation de la part fixe, ce qui provoquerait « une majoration de 4 % des salaires ». Un argument balayé par le DSC : « Ce n’est pas une hausse stricte des salaires. Le gain de pouvoir d’achat est nul. »