Une CFDT cohérente, unie et combative

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iconeExtrait de l’hebdo n°3833

Réunis à Lyon à l’occasion du 50e congrès confédéral de la CFDT, ses 1 600 délégués ont largement validé le rapport d’activité (adopté à 89,54 %) et la résolution générale (à 90,91 %). Les débats, riches et sans concession, donnent désormais un mandat clair à la CFDT face au patronat comme aux pouvoirs publics. Retrouvez l’intégralité du congrès sur syndicalismehebdo.fr…

Par Anne-Sophie Balle— Publié le 21/06/2022 à 12h00

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© Cyril Entzmann/Divergence

« Nous nous sommes dit les choses. Nous avons partagé nos victoires – il y en a beaucoup – et nos échecs – il y en a quelques-uns. Nous avons confronté nos points de vue sur notre action pour en dessiner les priorités futures », résumait Laurent Berger dans son discours de clôture.

Réunis du 13 au 17 juin à la Cité internationale de Lyon, les 1 600 délégués sont revenus sur quatre « années marathon » d’activité militante, marquées par la crise des gilets jaunes, la crise sanitaire et la mise en œuvre des comités sociaux et économiques (CSE) à la suite des ordonnances Travail. Bien que bousculée, cette CFDT, devenue à la fin de 2018 la première organisation syndicale tous secteurs confondus, n’est pas restée spectatrice. Elle aura été, à bien des égards, « utile et nécessaire, » sans jamais cesser d’assumer « sa singularité et son leadership partout où elle est implantée, que ce soit sur les lieux de travail dans les professions et les territoires comme au niveau confédéral ». L’adoption du rapport d’activité, à 89,54 % (le meilleur des scores depuis 1970), confirme le très large soutien des syndicats CFDT.

Quinze débats… et une ligne claire

Autre temps fort de ce congrès : le vote de la résolution générale, adoptée à 90,91 % (là encore, le meilleur score) après que le projet a été amendé une dernière fois par les délégués. Il a été question de l’interne, évidemment (avec des expérimentations à mener dans plusieurs domaines), mais aussi du partage de la valeur, de fiscalité, de mandats syndicaux ou de retraites. Sur ces différents points,  « la ligne est claire », affirme Laurent Berger réélu à la tête d'une organisation unie et déterminée. « Je suis très fier de notre démocratie interne. Personne, dans cette maison, ne définit la ligne de la CFDT à lui tout seul. Et personne n’en est détenteur. »

“Des tripes, une tête et du cœur”

Ce 50e congrès aura enfin été l’occasion de dévoiler les résultats de l’enquête « Parlons engagement », centrée sur les ressorts et les faiblesses de l’engagement syndical. « C’est quoi un militant CFDT ?, interrogeait d’ailleurs Laurent Berger en conclusion. C’est une femme ou un homme qui a des tripes, une tête et du cœur. Parce que nous avons des tripes, nous ne voulons plus des inégalités qui minent le monde du travail et la société. Parce que nous avons une tête, nous ne croyons pas au grand soir et aux solutions miracles mais aux avancées concrètes qui changent déjà le quotidien. Parce que nous avons du cœur, nous pensons en responsabilité qu’un autre mode de développement, plus juste, est possible. »