Transitions professionnelles : une première réunion paritaire et un calendrier

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iconeExtrait de l’hebdo n°3806

Réunis le 7 janvier, les partenaires sociaux ont lancé un état des lieux des transitions professionnelles. Ils ont six mois pour proposer des améliorations ou de nouvelles idées dans la perspective d’une réforme de la formation professionnelle après l’élection présidentielle.

Par Marie-Nadine Eltchaninoff— Publié le 11/01/2022 à 13h00

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© Stéphane Audras/RÉA

Les travaux paritaires sur la formation professionnelle ont repris le 7 janvier avec une première réunion en visio consacrée aux transitions professionnelles. C’est l’un des chantiers prévus par l’accord-cadre national interprofessionnel (conclu le 14 octobre 2021) visant à aménager la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Participent à ces travaux les signataires de l’Acni comme les non-signataires (CGT et FO).

Il s’agit pour la CFDT de reposer de manière globale l’enjeu des transitions professionnelles – quelque peu sacrifié par la loi de 2018, qui a privilégié l’accès individuel à la formation via le compte personnel de formation (CPF).

Évaluer Transco et les autres dispositifs

Si quelques outils ont survécu à la réforme, le paysage reste très morcelé. On y trouve la Pro-A (reconversion ou promotion par alternance) et le projet de transition professionnelle (PTP, dispositif individuel), tous deux réintégrés dans la loi de 2018 grâce à l’intervention des partenaires sociaux, mais aussi la préparation opérationnelle à l’emploi (POE), le congé de mobilité, le dispositif démissionnaire, etc. S’est ajouté à cette palette d’outils Transco, un dispositif innovant créé par les partenaires sociaux en 2021 et qui favorise une approche collective. Aussi, une évaluation de Transco et des autres dispositifs existants doit-elle être menée dans le cadre du chantier ouvert par les partenaires sociaux.

Tendre vers une vision globale

À propos de l'auteur

Marie-Nadine Eltchaninoff
Journaliste

Mais la réflexion ne doit pas se limiter aux seuls outils, selon la CFDT. « Il y a plusieurs niveaux d’approche des transitions professionnelles : nationale interprofessionnelle, voire européenne, autour des transitions écologiques et numériques ; sectoriel, comme dans l’automobile et l’aérien ; territorial, car les réalités locales sont différentes, et enfin des enjeux micro au niveau de chaque entreprise et du parcours de chaque salarié », explique le service emploi et sécurisation des parcours professionnels de la CFDT.

Le défi des partenaires sociaux consiste à proposer une réponse globale à la mesure de ces enjeux, au cours du premier semestre 2022. Le but étant de peser sur la réforme de la formation professionnelle, qui devrait probablement se décider lors du prochain mandat présidentiel.

Le calendrier du chantier paritaire transitions professionnelles

• 11 février : que recouvre la question des transitions professionnelles et quelles sont les cibles bénéficiaires ?
• 11 mars : quel état des lieux des différents dispositifs, des opérateurs et intermédiaires ?
• 15 avril : les outils et opérateurs répondent-ils aux deux questions posées ? Sinon, que faut-il améliorer ou inventer pour y répondre ?
• 27 mai : séance conclusive.