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L’accueil des réfugiés venant d’Ukraine ne doit pas être à géométrie variable

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iconeExtrait de l’hebdo n°3817

Dans la tribune “Réfugiés : la face cachée de la solidarité”, publiée le 24 mars dans le quotidien “Libération”, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, et Delphine Rouilleault, directrice générale de France terre d’asile, appellent à l’accueil de tous les réfugiés qui fuient l’Ukraine.

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 25/03/2022 à 10h36

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© John Stanmeyer/VII/REDUX-RÉA

« Comment accepter qu’on n’accorde pas la même protection aux victimes de la guerre selon leur nationalité ? », s’interrogent le syndicaliste et la militante associative. S’ils saluent la décision de l’Union européenne d’ouvrir grandes ses portes aux réfugiés ukrainiens en leur garantissant la protection temporaire et en leur donnant accès aux droits sociaux, ils pointent à travers leur tribune une « solidarité à géométrie variable » et un poids, deux mesures dont sont victimes les personnes vivant en Ukraine mais issues de pays tiers (notamment du Maghreb ou de l’Afrique de l’Ouest). Les témoignages de ces réfugiés – des travailleurs et des étudiants qui méritent bien la même attention que l’on porte aux autres – refoulés aux frontières se sont multipliés depuis le début du conflit.

La France se doit d’être à la hauteur

« Comment comprendre cette distinction, cette discrimination, qui va placer des dizaines, des centaines de milliers de personnes, fuyant la guerre au même titre que les autres, dans une situation d’immense incertitude, de précarité, d’angoisse ? », alertent Laurent Berger et Delphine Rouilleault. Selon la CFDT et France terre d’asile, la France se doit d’être à la hauteur de l’enjeu : « Grand pays de rayonnement universitaire, ne sommes-nous pas capables de permettre à quelques milliers de jeunes de poursuivre leurs études chez nous, de leur envoyer le message que leur avenir n’est pas brisé et que nous sommes fiers de les accueillir ? Alors que nous avons plus que jamais besoin de fraternité, nous l’appelons, solennellement, à réviser sa position sur l’accueil de ces étrangers non ukrainiens. »