“J’ai appris à lire à 50 ans” abonné

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Des mots, des maux…

Après des années passées à se taire et endurer, Aline Le Guluche découvre le bonheur de la lecture, au point de devenir une ambassadrice de la lutte contre l’illettrisme. Un parcours en édition qu’elle raconte dans deux livres.

Par Claire NillusPublié le 01/04/2025 à 09h00

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© DR

De ses premières années sur les bancs de l’école, Aline Le Guluche a des souvenirs très douloureux. « À l’époque, être dyslexique comme moi, c’était une véritable tare, comme être gaucher. » Régulièrement humiliée au cours préparatoire par un instituteur maltraitant, elle vit ses années d’apprentissage de la lecture et de l’écriture comme un calvaire quotidien et, déjà, elle apprend à cacher ce qu’elle nomme ses « incompétences ».

Dans la ferme familiale des Yvelines où elle a grandi – elle est la benjamine d’une fratrie de huit enfants –, « la scolarité n’est pas un sujet », explique-t-elle. « Il n’y a pas de livres, pas de discussions, et les parents n’osent pas se mesurer à un enseignant, même pour dénoncer les coups et les punitions qu’il inflige aux enfants. Le plus important à la maison, c’est le travail qu’il faut faire…

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