Congrès de Lyon. Toute une région mobilisée !

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iconeExtrait du magazine n°483

Ils sont plus de 360 à avoir répondu à l’appel. Venus de tous les coins de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ces bénévoles seront chargés de l’accueil, de la sécurité et de toute la logistique du congrès confédéral. Grâce à leur mobilisation, la CFDT va pouvoir débattre sereinement de son activité passée, de ses orientations futures et élire ses représentants pour les quatre prochaines années.

Par Jérôme Citron— Publié le 29/04/2022 à 09h00

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© Seb Geo

À quelques semaines de l’ouverture du 50e congrès confédéral de la CFDT, l’heure est aux derniers réglages. À Lyon, dans les locaux de l’Union régionale interprofessionnelle d’Auvergne-Rhône-Alpes, aucun stress apparent, le groupe de pilotage régional est serein. « Tout est OK. Nous avons plus de 300 volontaires prêts à faire le taf. On a hâte d’y être, maintenant ! résume Sylvain Desoignies, pilote de cet évènement côté région. Dès qu’un congrès se termine, on prépare le suivant. C’est une course de fond, et nous en sommes à présent au sprint final. »

Sylvain Desoignies pilote l'équipe des militants bénévoles qui assureront l’accueil et la logistique du congrès de la CFDT, à la Cité internationale du 13 au 17 juin.
Sylvain Desoignies pilote l'équipe des militants bénévoles qui assureront l’accueil et la logistique du congrès de la CFDT, à la Cité internationale du 13 au 17 juin.© Seb Geo

Une équipe régionale soudée

Après Rennes en 2018, Lyon n’a pas été choisi au hasard. C’est bien parce que la CFDT savait pouvoir compter sur une équipe régionale soudée et dynamique que la candidature de la capitale des Gaules a été retenue afin d’accueillir ce nouveau congrès. C’est une grande fierté pour ces militants, mais aussi une lourde responsabilité.

Pendant une semaine, du 13 au 17 juin, de 7 heures à 20 heures, ils seront sur le pont et assureront la sécurité et toute la logistique afin que les congressistes puissent se concentrer sur l’essentiel : les débats et la vie démocratique de l’organisation.

Damien travaille à La Poste. Il fait partie des 360 bénévoles qui oeuvreront à la bonne tenue du congrès CFDT.
Damien travaille à La Poste. Il fait partie des 360 bénévoles qui oeuvreront à la bonne tenue du congrès CFDT.© Seb Geo

Travaillant à La Poste et détaché à plein temps dans son syndicat depuis quelques semaines, Damien s’est tout de suite porté volontaire pour faire partie des bénévoles : « J’avais été invité au congrès de Rennes en tant que jeune syndicaliste et j’avais trouvé ça super. Quand j’ai su que le prochain allait se dérouler à Lyon, j’y ai vu un excellent moyen d’y participer… mais cette fois côté organisation ! »

Émilie et William sont venus donner un coup de main pendant la semaine. Tous deux viennent de Haute-Savoie. Elle vient d’Annecy et travaille dans une boulangerie industrielle, lui est établi à Thonon-les-Bains et officie chez Évian
Émilie et William sont venus donner un coup de main pendant la semaine. Tous deux viennent de Haute-Savoie. Elle vient d’Annecy et travaille dans une boulangerie industrielle, lui est établi à Thonon-les-Bains et officie chez Évian© Seb Geo

Salariés dans l’agroalimentaire, Émilie et William sont également venus prêter main-forte pendant la semaine. Tous deux viennent de Haute-Savoie. Elle vient d’Annecy et travaille dans une boulangerie industrielle, lui est établi à Thonon-les-Bains et officie chez Évian. Ils se sont rencontrés au congrès de la CFDT-Agri-Agro à Saint-Étienne, où ils donnaient déjà un coup de main, en novembre dernier. Ils ont trouvé l’expérience tellement agréable et enrichissante qu’ils ont postulé, chacun de son côté et sans se concerter, pour être présents au congrès confédéral. « C’est un moyen de rencontrer des militants, de s’enrichir mutuellement et de mieux connaître la CFDT », explique Émilie, qui prend une partie de cette semaine sur ses congés personnels. « On aura l’occasion d’écouter une partie des débats », renchérit William, qui n’a encore jamais assisté à un congrès confédéral.

“C’est un moyen de rencontrer des militants, de s’enrichir mutuellement et de mieux connaître la CFDT”

Emilie, originaire d'Annecy, militante, bénévole à la préparation du congrès.

Jeunes ou âgés, militants très actifs ou simples adhérents avides de découvertes, tous ces bénévoles qui vont œuvrer pendant une semaine offrent une belle vision de la diversité de l’organisation. « Accueillir le congrès nous a donné l’opportunité de créer une dynamique au niveau régional, conclut Pierrick Aillard, secrétaire général de la CFDT-Auvergne-Rhône-Alpes. Nous nous sommes appuyés sur des militants aguerris tout en intégrant une nouvelle génération qui avait envie de faire, de valoriser son territoire et de montrer le meilleur d’elle-même. »

Le défi sera, sans nul doute, relevé avec brio. « Nous ferons tout pour que Lyon 2022 soit un évènement syndical et social qui reste dans les mémoires. »

Pierrick Aillard, secrétaire général de la CFDT-Auvergne-Rhône-Alpes.
Pierrick Aillard, secrétaire général de la CFDT-Auvergne-Rhône-Alpes.© Seb Geo

1 396

C’est le nombre de délégués des syndicats. Il faut y ajouter les délégués des fédérations, des unions régionales, les jeunes militants CFDT invités à découvrir « en vrai » ce bel exercice démocratique, les bénévoles de la région qui s’occupent de tous les aspects matériels, les partenaires qui disposent d’un stand et encore les journalistes de la presse écrite, télé et radio.

3 000

C’est, approximativement, le nombre de personnes présentes chaque jour au congrès.

170

C’est le nombre de syndicats étrangers invités – une spécificité de la CFDT, qui a toujours entretenu des contacts étroits avec ses homologues venant de tous les continents.