Non à la dévaluation sociale ! abonné

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icone Extrait de l'hebdo n°3966

Par Jocelyne CabanalPublié le 20/05/2025 à 12h00

Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale.
Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale.© Joseph Melin

Une offensive des milieux conservateurs et patronaux vise à réduire les cotisations et les contributions sociales qui financent la Sécurité sociale, le tout en cinq ans. Selon les projets, il s’agit de supprimer la CSG ou bien les cotisations sociales. L’habillage de ces propositions est habile facialement. Il s’agirait de faire que « le travail paie », quitte à jeter le discrédit sur les cotisations. Ce projet est qualifié de « big bang », comme s’il s’agissait de sortir du néant. Dans les versions les plus abouties du discours, des propositions de financement de remplacement sont mentionnées. Toutes intègrent une hausse notable de la TVA.

Et c’est là que le bât blesse. En effet, pour équilibrer l’opération, l’augmentation de la TVA devra être importante, notamment sur les assiettes les plus larges, celles des biens et des services de consommation courante. Ce prétendu big bang serait une débandade pour la protection sociale, pour les travailleurs et pour les ménages. Il s’agirait, en effet, d’un transfert de charges des entreprises vers les ménages, dont le coût des consommations serait renchéri, et vers les travailleurs, dont la rémunération ne pourrait plus progresser, ce qui est d’ailleurs assumé comme tel ! En effet, la nécessité de diminuer les contributions sociales vise aussi à imposer idéologiquement une hypothèse contestable : il serait impossible d’augmenter le partage de la valeur vers les travailleurs.…

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