Covid-19 : Pour les cadres le télétravail n'est pas toujours tout rose abonné

Confinés et heureux les cadres ? Pas vraiment. Sur fond de polémique entre « cols blancs » et « cols bleus », les cadres sont tout autant menacés par la crise actuelle que ce soit dans des TPE, des PME ou bien dans les grands groupes. En ce moment, beaucoup de cadres sont déjà à l’arrêt, sans visibilité sur leur avenir.

Par Claire Nillus— Publié le 30/03/2020 à 11h43 et mis à jour le 14/01/2021 à 13h59

Covid WebLe décret relatif à l’activité partielle du jeudi 26 mars 2020 va rassurer beaucoup de cadres au forfait jours qui pensaient ne pas y avoir droit. « La semaine dernière, j’ai reçu beaucoup d’appels de nos adhérents dont l’activité était remise en cause et qui disaient ne pas pouvoir bénéficier du chômage partiel. C’était la panique », confie Jena Tran, chargée de mission TPE/juridique à la CFDT Cadres. Le décret du 26 mars 2020 rend éligibles au chômage partiel les salariés au forfait en heures ou en jours dont l’entreprise ferme totalement ou partiellement mais aussi en cas de réduction d’horaire. Sachant que 99,8% des entreprises françaises sont des PME (entreprises de moins de 250 salariés) dont 95% sont des TPE (moins de 10 salariés), les cadres sont fortement impactés par la crise sanitaire et ses conséquences économiques. « Plus de clients, plus de commandes, c’est une hécatombe, certains cadres subissent des pressions pour qu’ils démissionnent », poursuit Jena Tran.

Premiers constats relatifs au confinement

Incontestablement, ça se passe mieux là où il y a un CSE. Les cadres des grandes entreprises bénéficient parfois d’un plan de continuité de l’activité, d’un accord télétravail, d’une sécurité relative de l’emploi. C’est beaucoup plus compliqué pour les petites entreprises. Par exemple, sur le sujet des congés imposés : en l’absence de CSE, d’accord d’entreprise ou de branche, c’est la décision unilatérale du chef d’entreprise qui s’applique. « Je leur conseille aussi de négocier tout ce qui est possible avec leur employeur : l’heure est au dialogue, pas au conflit. L’employeur peut avoir un intérêt à fidéliser ses salariés pour que l’activité reprenne dans quelques semaines dans de bonnes conditions. »

Toujours est-il que, dans les TPE, la gestion de crise n’est pas la même que dans les grandes entreprises : les cadres ne sont…

Pour continuer de lire cet article, vous devez être abonné.

s'abonner

Déjà abonné ? Connectez-vous